Traduction juxtalinéaire des livres I, II, III, des Métamorphoses d’Apulée

Zacharia Dadouch, élève de Terminale au Lycée Henri-Meck de Molsheim, a composé une traduction juxtalinéaire en deux cent pages des trois livres des Métamorphoses d’Apulée au programme de la spécialité LLCA, Latin, en ayant sous les yeux les traductions déjà existantes.

Ce travail a été réalisé en lien avec sa professeure Madame Delphine Viellard. La traduction juxtalinéaire, comme la traduction qui l’accompagne, est un travail qu’il a généreusement accompli pour le partager. Cette traduction conçue dans un esprit collaboratif — et comme tout travail en cours — peut comporter quelques inexactitudes et nécessiter de légers amendements. C’est peu de choses au regard de l'aide précieuse qu’elle constitue pour tous ceux qui veulent lire et comprendre Apulée en latin. Que Zacharia Dadouch en soit vivement remercié.

Vous trouverez l'ensemble de cette traduction en trois fichiers téléchargeables.

Essence du travail

Il s’agit dans ce genre de traduction de se confronter au texte en le fractionnant pour rendre sa structure la plus claire et intelligible possible. Il est donc question de clarifier sa construction, ce qui, chez Apulée, n’est pas toujours chose aisée. Sa langue est en partie caractérisée, comme l’écrit L. Callebat, par la « recherche du rare dans l’actualisation du lexique »1: Apulée emprunte, par exemple, des mots ou expressions aux poètes (ex. : « substitution de gleba à terra »2 que l’on retrouve chez Virgile, et dès le prologue des Métamorphoses d’Apulée). Le vocabulaire est, en outre, à de nombreuses reprises emprunté aux comiques tels que Plaute et Térence

Chaque paragraphe, dans notre cas – ou parfois groupement de paragraphes pour ne pas trop couper le récit, en quelque sorte –, est alors « disséqué » en sections de longueur différente, le tout dépendant de la complexité du passage dont il est question et de notre niveau, ainsi que de notre rapport à la langue ; on constate qu’au tout début de cette traduction, le travail se faisait petit à petit, parfois mot par mot, alors qu’à la fin, des pans entiers du texte sont dans une seule section (cf. extrait ci-dessous). L’important reste de pouvoir comprendre aisément la logique de l’extrait, la construction ayant été clarifiée.

Il faut toutefois que la traduction ait un sens ! Quoiqu’il fût par moments difficile de rester proche du texte latin, il faut tout de même ici ne pas trop s’en éloigner pour que la construction demeure compréhensible et la plus facile à distinguer. Le risque, en effet, est de s’enfermer dans telle ou telle construction et de commettre ainsi une erreur, ou encore de vouloir rester trop proche du texte et de rendre l’extrait dans un français lourd voire dénué de sens. Il faut donc bien analyser l’enchaînement des différentes propositions et les propositions elles-mêmes.

En somme : un fichier de plus de deux cents pages ; il faut aussi noter qu’après chaque paragraphe, il a paru nécessaire de regrouper le tout en un texte sans interruption, pour, d’une part, mieux relire la traduction et, d’autre part, pour éviter certaines erreurs, notamment de ponctuation ou d’orthotypographie, qui pourraient passer inaperçues dans la traduction juxtalinéaire. Certains passages, de plus, enchaînent les propositions subordonnées, par exemple, et dans ce cas, il est facile de se perdre dans le juxtalinéaire. Ainsi, s’il est vrai qu’il faut clarifier la construction grammaticale de l’extrait, il ne faut pas pour autant en oublier la cohérence du récit.

Tout le texte est ainsi décortiqué et est parfois accompagné de notes de nature grammaticale, stylistique, lexicale ou encore civilisationnelle.

Organisation du travail

Comme il s’agit, en fin de compte, plus d’un travail de retraduction que de traduction, nous nous sommes appuyés sur certaines déjà existantes : principalement sur celles de P. Vallette (CUF), P. Grimal (Folio Gallimard), G. Puccini (Arléa), O. Sers (Classiques en poche, Les Belles Lettres). Quant au texte latin, il s’agit de celui établi par D.S. Robertson.

Nous nous sommes également servis du site Logeion, fondé par l’université de Chicago, qui rassemble non seulement le célèbre Dictionnaire Latin-Français de F. Gaffiot, mais aussi celui de C.T. Lewis et C. Short, A Latin Dictionnary, qui a permis d’enrichir les recherches.

Remarques

Il sera aussi intéressant, dans l’étude de l’extrait, de comparer à certains moments les différentes traductions entre elles. En effet, certaines se servent des autres, d’autres contournent la difficulté…

Et vu qu’il s’est agi d’un lourd et dense travail, même si Mme Viellard et moi avons revu les traductions, il se peut que nous y ayons laissé quelques erreurs commises par inadvertance.

Zacharia Dadouch, élève de Terminale au Lycée Henri-Meck de Molsheim, a composé une traduction juxtalinéaire en deux cent pages des trois livres des Métamorphoses d’Apulée au programme de la spécialité LLCA, Latin, en ayant sous les yeux les traductions déjà existantes.

Ce travail a été réalisé en lien avec sa professeure Madame Delphine Viellard. La traduction juxtalinéaire, comme la traduction qui l’accompagne, est un travail qu’il a généreusement accompli pour le partager. Cette traduction conçue dans un esprit collaboratif — et comme tout travail en cours — peut comporter quelques inexactitudes et nécessiter de légers amendements. C’est peu de choses au regard de l'aide précieuse qu’elle constitue pour tous ceux qui veulent lire et comprendre Apulée en latin. Que Zacharia Dadouch en soit vivement remercié.

Vous trouverez l'ensemble de cette traduction en trois fichiers téléchargeables.

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